L’émission Place de la Toile (France Culture, Xavier de la Porte, les vendredis entre 11h et 12h) consacrera son émission du 23 avril 2010 aux migrants connectés. Dana Diminescu, sociologue que nous avions invitée à notre journée d’étude, interviendra sur le sujet, aux cotés d’Alain Tarrius, professeur de sociologie et d’anthropologie urbaine à l’université de Toulouse.

Depuis l’année 2008, la mission de la recherche et de la technologie du ministère de la Culture pilote un programme interministériel sur « Le dialogue interculturel dans les institutions patrimoniales » (archives, bibliothèques, musées).

L’objectif de ce programme est, à moyen terme, la création d’un réseau d’intérêt scientifique et l’ouverture de nouveaux axes de recherches qui seront développés lors d’un colloque européen à l’horizon 2011. Dans ce cadre, le comité de pilotage du séminaire organise en 2010, des séminaires régionaux en PACA, Centre et Nord, rassemblant des professionnels, des chercheurs et des associations, afin de nourrir la réflexion sur ce sujet.

Pour en savoir plus : Calenda, le calendrier des sciences sociales

Depuis quelques jours, un collectif sur internet appelle à la mise en place d’une « journée sans immigrés » le 1er mars prochain.

Extrait du manifeste : « Notre action citoyenne a pour objectif la mise en valeur de l’apport de chacun d’entre nous à la prospérité générale. Nous avons tous le pouvoir d’agir sur notre avenir alors, prenons-le ! Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l’industrie, dans le bâtiment, dans l’agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique… »

Voici les diaporamas des interventions de la conférence Wikim du 1er octobre à Bruxelles.

Casal dels infants des Raval

Présentation des usages des TIC dans cette institution accueillant des publics jeunes en insertion par Oscar Ciuro (Transit Projectes/ ITD – Barcelone)

Lingu@com

Outil de e-learning pour l’apprentissage des langues et des cultures par Anouk Gelan (Univ. Hasselt) & Viviane Grisez (Univ. Mons)

Présentation de Wikim

Par Laure Van Ranst (CESEP- Belgique)

Punk2Funk

Keynote par David Casacuberta (Univ. Autonome Barcelone)

Franel

Outil de e-learning pour l’apprentissage des langues par Laurence Chainaye & Jean-Marc Hirson (Univ. Mons)

Wikim Synthèse Conférence Finale

Par Philippe Cazeneuve

Merci à Philippe pour la publication de ces documents sur son blog.

Le Cesep organise avec ses partenaires du projet Wikim une conférence dont l’objectif principal est de montrer comment l’usage des technologies de l’information et de la communication facilite l’apprentissage linguistique, culturel et l’intégration sociale des personnes issues de l’immigration en Europe.

Dans quelle mesure les technologies de collaboration sont-elles amenées à bouleverser les pratiques dans l’apprentissage des langues ? Quel en sera l’impact sur les comportements des apprenants ?

Cet évènement se déroule dans le contexte du projet Wikim qui développe une plateforme utilisant la technologie wiki pour les formations linguistiques destinées aux migrants. A ceux-ci elle donne l’opportunité d’être davantage actif dans les choix et les contenus de la formation.

Cette journée permettra de découvrir divers, outils, plateformes et projets d’apprentissage linguistiques réalisés en différents endroits d’Europe. Elle sera ouverte aux échanges d’informations dans ce domaine.

A noter l’intervention de David Casacuberta, philosophe des sciences, professeur à l’Université autonome de Barcelone : Punk to Funk, the Do it yourself revolution in online migrant education*.


Quoi ?

Le programme.

Quand ?

le 1er octobre 2009

Où ?

Espace 27 septembre

Communauté française - Auditoire Wallonie-Bruxelles 6ème étage

1080 Bruxelles
Station Métro Ribaucourt

Informations pratiques.

Journée organisée avec le soutien de la Commission européenne.

* Punk to Funk – La formation à monter soi-même : une révolution pour l’apprentissage en ligne des migrants

Le 23 septembre 2009 aura lieu à Paris un colloque intitulé : « Le développement est-il une réponse aux migrations internationales ? »

Organisé par le comité scientifique du SSAÉ (Soutien, solidarité et action en faveur des Émigrants) et animé par Laetitia Van Eeckout, journaliste au Monde, l’objectif de ce colloque est d’affiner l’analyse et d’apporter des éléments à un débat qui est actuellement l’objet d’importantes controverses, sur le plan scientifique et politique, à savoir celui des relations entre migration et développement.

De grands noms seront présents (sous réserve de mofidications) :
- Abdoul Ba, Université d’Évry Val d’Essonne
- Guy Burgel, professeur de géographie et d’urbanisme, fondateur de la collection « Villes en parallèle » Paris X Nanterre
- David Camroux, professeur à Sciences-Po, chercheur au Centre d’études et des relations internationales (Céri)
- Guillaume Cruse, conseiller en charge des migrations à l’Agence française de développement
- Emmanuel Decaux, président du Secrétariat international permanent Droits de l’Homme et gouvernements locaux, professeur à Paris II
- Jean-Christophe Dumont, expert à l’OCDE des migrations internationales
- François Gemenne, Institut de développement durable et des relations internationales
- Patrick Gonin, géographe, membre de Migrinter, Université de Poitiers
- Charles Josselin, président de Cités Unies, vice-président du Conseil général des Côtes-d’Armor chargé des affaires européennes
- Yves Lacoste, géographe, géopoliticien, fondateur de la revue Hérodote
- Thomas Lacroix, géographe, International migration institute, Université d’Oxford
- Jean Baptiste Meyer, Institut de recherche pour le développement, Montpellier
- Anaïk Pian, Unité de recherches Migrations et société, Paris VII
- Isabelle Rigoni, chef d’équipe de Minoritymedia, membre de Migrinter
- Nelly Robin, géographe, chargé de recherche à l’IRD, membre de Migrinter, Poitiers
- Frédéric Tiberghien, président du SSAÉ, conseiller d’État
- Vuddamalay Vasoodeven Université d’Évry Val de d’Essonne
- Catherine Wihtol de Wenden, présidente du Comité scientifique du SSAÉ, directrice de recherches au Céri-Sciences-Po.

Source : http://www.histoire-immigration.fr

Le groupe franco-allemand d’histoire sociale comparée, avec le concours de la FMSH, du CNRS et de la Deutsche Forschungsgemeinschaft, a lancé un appel à communications (valable jusqu’au 15 septembre 2009) sur la thématique « Au-delà des migrations de travail. Les réseaux de migrations et les espoirs d’ascension sociale ».

Depuis longtemps, l’importance des réseaux a été soulignée dans les recherches sur les migrations et a été établie empiriquement sur de nombreux terrains. Les liens de parenté et les origines géographiques communes constituent en général les bases principales des relations sociales, auxquelles un rôle important revient souvent dans les mouvements migratoires : des informations, mais aussi des appuis matériels peuvent être mobilisés à travers des réseaux étendus et offrir une aide déterminante.

La recherche historique s’est cependant souvent contentée de décrire les réseaux et a ainsi négligé explicitement ou implicitement la question de leurs apports. Cette table ronde envisage au contraire de se demander plus ouvertement dans quelle mesure et dans quelles situations concrètes les réseaux de relations peuvent être une ressource ou une contrainte. Un intérêt particulier doit être ainsi porté à des questions qui dépassent la seule migration classique de travail. La plus grande part des migrants, des femmes aussi bien que des hommes, depuis le XIXe siècle a certes d’abord cherché des emplois salariés dans l’agriculture, l’industrie, les mines et dans les services. Mais le rêve de beaucoup d’entre eux était d’établir les bases d’une ascension sociale pour la génération suivante, notamment en accédant. à un statut de travailleur indépendant. Quelles chances avaient-ils d’y parvenir ? Quelles opportunités offre une installation à son compte comme commerçant, restaurateur ou artisan spécialisé ? Qu’en est-il pour les femmes ? Quel rôle ont pu jouer les réseaux dans cette entreprise ? Les migrants ont-ils dans leurs activités d’abord servi leur propre communauté ? Dans quelle mesure et sous quelles conditions sont-ils parvenus, avec des produits de consommation ou des services spécifiques ou non, à réussir dans la société d’accueil ? Quelle importance a eu ici la famille et quelles ont été les conséquences pour les relations entre les sexes ? Plus largement, quelles ont été pour les migrants les possibilités d’ascension sociale dans la société d’accueil ? Dans quelle mesure ont-elles évolué pour la deuxième ou troisième génération ? Quel rôle y ont joué les réseaux internes à la communauté de migration ? Ont-ils été une ressource, ou les migrants devaient-ils au contraire plutôt s’affranchir de leurs contraintes ?

À partir de ces interrogations, des propositions sur les thèmes suivants sont particulièrement bienvenues :
- apports et contraintes des réseaux familiaux ;
- conditions de réussite d’une économie ethnique ;
- les entrepreneurs migrants et leur rôle dans l’économie du pays d’accueil ;
- possibilités et limites de l’ascension sociale de migrants ;
- ascension sociale et réseaux familiaux.

Le cadre chronologique retenu est celui du XIXe et du XXe siècle, jusqu’aux temps les plus présents. Il n’existe aucune restriction relative aux territoires abordés, qui ne doivent pas se limiter à l’espace franco-allemand. L’appel s’adresse aux historiens comme à l’ensemble des chercheurs en sciences sociales et en anthropologie travaillant dans une perspective historique.

Pour en savoir plus sur les modalités de l’appel, cliquez ici.

Coordonné par Gilles Dubus, documentaliste, le dernier numéro de la revue électronique du laboratoire de recherche poitevin Migrinter est consacré à la thématique suivante : « Documentation sur Internet & Migrations Internationales ».

Il s’agit pour les auteurs  d’essayer « de baliser la recherche sur Internet, de sélectionner quelques sites, de guider dans la recherche d’informations et de documents autour du thème des migrations internationales. »

Image 1

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Document réalisé par Arthur Devriendt pour le compte du département Conseil – Recherche – Innovation du GRETA du Velay et du programme From Migration to Management (voir ici et ici) s’intéressant à l’utilisation du réseau social Facebook par les migrants maliens.

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Réalisée à la demande du Haut Conseil à l’Intégration par Jean-François Amadieu, Professeur agrégé de Sciences de Gestion à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur de l’Observatoire des discriminations, l’étude Les élus issus de l’immigration (2001 – 2008) vise à « mesurer la proportion [d'élus issus] de vagues migratoires récentes (ie. [eux-mêmes] ou leurs parents) et, le cas échéant, de mesurer l’évolution de cette proportion » entre les élections de 2001 et 2008.

Réalisée sur plus de 35 000 élus au moyen d’une analyse patronymique, les principaux résultats sont les suivants :

« Le nombre d’élus qui, eux-mêmes ou dont les parents, sont issus del’immigration extra-européenne est faible puisque ceux-ci ne représentent que 6,68% de l’ensemble de l’échantillon, soit 2343 élus sur un total de 33649.

« En revanche, on constate une très forte dynamique de progression entre lerendez-vous électoral de 2001 et celui de 2008 puisque ce pourcentage a plusque doublé entre les deux scrutins (3, 18 % en 2001, correspondant à 1070 élus). »

L’étude est également disponible en version imprimée à La Documentation française.